L’une des plus populaires webtélés du Québec, Le Cas Roberge, pourrait bien faire relâche pendant de nombreux mois a appris WebTV Hebdo. La série a pris fin au mois d’août dernier, au moment même où le film inspiré du Cas Roberge prenait l’affiche au Québec. On connaît tous le sort que les cinéphiles ont réservé au long-métrage : un bide retentissant. En plus d’être éreinté par la critique, le film n’a amassé que 40 mille dollars au box-office. « Ça nous a shacké », avoue Jean-Michel Dufault, l’un des trois producteurs du Cas Roberge sur le Web.

Lors du tournage du film à Montréal, Dufault s’interrogeait déjà sur l’avenir du Cas Roberge sur le net. Dans une entrevue qu’il m’accordait, il affirmait souhaiter que le succès du film permette d’amener la série à la télé. Qu’en est-il aujourd’hui?

Au bout du fil, Benoit Roberge est laconique. « Tout ce que je peux te dire, c’est qu’on ne tourne pas. »

-Oui mais, est ce que vous prévoyez faire d’autres capsules pour le web?
-Je ne sais pas.

Fin de la discussion.

Raphaël Malo, le réalisateur des capsules et du long-métrage, est plus loquace. «On prend une pause, explique-t-il. Il ne devrait pas y avoir de nouvelles capsules sur le web avant au moins un an. Notre entente avec Telus est terminée.»

Du même souffle, Raphael Malo affirme que si les revenus avaient été là, le Cas Roberge aurait poursuivi sur sa lancée. « On n’a pas fait une cenne avec la série. On n’a pas perdu d’argent, mais il a fallu payer les comédiens, l’équipement, tout ça. C’était clair pour tout le monde qu’on arrêtait si on ne trouvait pas de commanditaire.»

L’échec du film n’a pas aidĂ© les choses. « C’est sĂ»r qu’on a Ă©tĂ© down pas mal. Si ça avait Ă©tĂ© un succès, ça nous aurait sans doute boostĂ©s et peut-ĂŞtre qu’on aurait rebondi avec de nouvelles capsules.» Sauf que le coeur n’y Ă©tait pas…

« On a tous la langue Ă  terre, poursuit Jean-Michel Dufault. En 14 mois, on a quand mĂŞme rĂ©alisĂ© 45 courts-mĂ©trages et un long-mĂ©trage. LĂ , on est fatiguĂ©. Mais je pense qu’on va quand mĂŞme faire une ou deux capsules d’ici NoĂ«l, pour faire le point sur Roberge. On n’en a pas fini avec le Web. On s’est entendu avec Telus pour que les capsules demeurent sur le site jusqu’à la fin de l’annĂ©e. Après, on verra… »

Reste l’adaptation de la série pour la télé. L’équipe du Cas Roberge est actuellement en pourparler avec un diffuseur à l’étranger qui aurait montré de l’intérêt pour le concept. Au Québec, aucun producteur ne se serait encore manifesté.