L’excellent nouveau magazine culturel tĂ©lĂ©visĂ© Voir discutait webtĂ©lĂ© dans l’Ă©pisode d’hier avec Ghislain Taschereau de TVPT, Benoit Roberge du dĂ©funt Cas Roberge et Steve Proulx, chroniqueur au magazine. SĂ©bastien Diaz se demandait si la webtĂ©lĂ© Ă©tait de la vraie tĂ©lĂ© et pourquoi le phĂ©nomène fonctionnait tant?
La table ronde n’a pas amenĂ© beaucoup de nouvelle eau au moulin, hormis cette rĂ©plique de Steve Proulx qui avance que la webtĂ©lĂ© manque d’audace. Je le cite: L’affaire des weekends de Clin d’oeil, je sais pas comment ça s’appelle (…), y a une autre affaire de Radio-Canada, c’est encore des relations de couple, des affaires de mĂŞme.
Je sais que Steve use un peu d’ironie, surtout lorsqu’il fait rĂ©fĂ©rence Ă sa propre “webtĂ©lĂ©”. On a beau dire que n’importe qui peut faire de la webtĂ©lĂ©, ça ne veut pas dire que n’importe qui peut faire de la bonne webtĂ©lĂ©. Steve a omis de faire rĂ©fĂ©rence Ă ce qu’a fait Éric Piccoli avec Temps Mort ou encore Ă ce que produit en ligne le magazine Urbania. Les artisans en webtĂ©lĂ© manquent-ils vraiment d’audace?
Le problème n’en est pas un d’audace, c’en est un de moyens. Donnez-moi le budget des websĂ©ries amĂ©ricaines et je vais vous rĂ©aliser un Lumina dans le temps de crier “Action!”. Heureusement, c’est ce qui ressort en fin de compte de la table ronde: Si on veut dĂ©velopper l’identitĂ© quĂ©bĂ©coise sur le Web, plutĂ´t que de faire ça avec trois trombones pis un Ă©lastique, ça serait peut-ĂŞtre le fun d’avoir un peu d’argent public pour crĂ©er des oeuvres qui sont significatives. Je n’aurais pas si bien dit.

WebTV Hebdo s’est donnĂ© comme mission de faire la promotion des webtĂ©lĂ©s du QuĂ©bec. Mais il m’arrive parfois de croiser des sĂ©ries d’ailleurs qui valent le dĂ©tour. Ceux qui suivent WebTV Hebdo sur Twitter savent qu’il m’arrive de mettre en lien des websĂ©ries amĂ©ricaines, comme ce fut le cas hier avec Spärhusen, la nouvelle sĂ©rie complètement folle de My Damn Channel, qui mettra en vedette Keanu Reeves et Illeana Douglas et qui sera disponible dès le 8 octobre.
Mais je suis Ă©galement tombĂ© ce matin sur une websĂ©rie de science-fiction française intitulĂ©e D10nne. Dans un Paris du futur, toute la ville est ceinturĂ©e de camĂ©ra de surveillance. Chaque rue, chaque appartement, chaque habitant est surveillĂ© et reliĂ© par un rĂ©seau nommĂ© Secuvision. Un ordinateur central s’assure que les lois, quoique diffĂ©rentes de celles de notre Ă©poque, sont respectĂ©es. Vraiment?
La sĂ©rie est disponible sur le superbe site D10nne.fr ou encore sur Dailymotion. Les plus futĂ©s d’entre vous feront peut-ĂŞtre un lien avec le long-mĂ©trage de 2000, Thomas est amoureux. Outre le deuxième Ă©pisode qui “ne dure que” cinq minutes, le premier et le troisième s’Ă©tirent sur près de dix minutes. Mais ne laissez pas la longueur de ceux-ci et le rythme plutĂ´t lent vous arrĂŞter. Car bien que le scĂ©nario soit un peu mince, la rĂ©alisation, elle, est fort bien rĂ©ussie.
Le lipdub est devenu, au fil des ans, le phĂ©nomène fourre-tout idĂ©al pour quiconque veut devenir une star du web. Depuis Flagpole sitta, le tout premier lipdub a avoir Ă©tĂ© mis en ligne par la bande de Connected Ventures (College Humor) en 2007, il s’en est fait d’innombrables versions.
Après le lipdub des Ă©tudiants en communications de l’UQAM rĂ©alisĂ© il y a une dizaine de jours, voilĂ que la webtĂ©lĂ© Kwad9 s’y lance Ă son tour. Sauf que dans le cas prĂ©sent, la webtĂ©lĂ© pour ados du portail Sympatico a dĂ©cidĂ© d’y aller Ă fond en y ajoutant une petite touche personnelle, l’ajout d’une vedette-mystère.
Ă€ la fin de chaque reportage, Kwad9 pose toujours l’ultime question. Le lipdub, avec une vedette ou non, ça passe ou ça casse?

Meilleure émission ou série originale produite pour les nouveaux médias : dramatique, humour, variétés ou animation: Les Têtes à Claques.

Meilleure émission ou série originale produite pour les nouveaux médias : affaires publiques, documentaire, magazine ou sport: Le tapis rose de Catherine.

Bravo aux deux gagnants et fĂ©licitations Ă tous ceux qui Ă©taient nominĂ©s. Je sais que ça paraĂ®tra clichĂ© mais aujourd’hui, c’est une belle victoire pour la webtĂ©lĂ© et tous ses artisans.
Le gala d’avant-première des 24ièmes Prix GĂ©meaux honorera plusieurs artisans de l’ombre de l’industrie de la tĂ©lĂ©vision mais Ă©galement ceux de la catĂ©gorie des nouveaux mĂ©dias et Internet. Il sera retransmis en ligne et en direct aujourd’hui le 20 septembre sur le site telequebec.streamworld.com. Soyez de la partie de 15h Ă 17h et venez saluer ceux qui s’investissent corps et âme pour faire de votre expĂ©rience Internet une expĂ©rience haute en couleurs.

C’est hier soir qu’Ă©tait enfin mise en ligne la première de la nouvelle websĂ©rie de Radio-Canada, Remyx. Dans ce premier Ă©pisode, Alex annonce Ă Sam qu’il la trompe, Philippe a du mal Ă rĂ©pondre aux attentes d’Émilie et Tristan, qui revient au pays, fait la connaissance de Rosalie qui en a plein les bras. Amour, sexe, amitiĂ© et plus au menu. Vous avez jusqu’Ă lundi midi pour influencer sur la suite de l’histoire. Sam devrait-elle quitter Alex ou accepter qu’il frĂ©quente une autre fille?
Alors, vous aimez?
Et je ne parle pas de la poubelle…
Filière 13, c’est le titre du tout nouveau long-mĂ©trage de Patrick Huard, dans lequel trois policiers, armĂ©s de leurs lĂ©gères phobies sociales et personnelles, seront assignĂ©s Ă une enquĂŞte qui leur fera finalement gagner leurs galons. Pour la sortie du film, Zoofilms a mis en ligne un site et une webtĂ©lĂ© documentaire sur les coulisses du tournage. Le film qui met en vedette Claude Legault, Guillaume Lemay-Thivierge et Paul Doucet, dĂ©barquera sur les Ă©crans quĂ©bĂ©cois Ă l’Ă©tĂ© 2010.

La poutine au vin. Avouez que c’est un drĂ´le de titre pour une websĂ©rie. Pourtant, difficile d’expliquer plus efficacement et rapidement les diffĂ©rences culturelles entre les QuĂ©bĂ©cois et leurs cousins de l’Hexagone et comment celles-ci peuvent causer des quiproquos.
La poutine au vin raconte les aventures de Nico, un français fraĂ®chement dĂ©barquĂ© Ă MontrĂ©al. Ă€ travers son quotidien, les internautes seront tĂ©moins des difficultĂ©s d’un expatriĂ© qui doit conjuguer avec les diffĂ©rences culturelles et s’adapter aux us et coutumes d’un nouveau pays. C’est que, malgrĂ© toutes nos similitudes, nous sommes quand mĂŞme très diffĂ©rents.
Bien que la websĂ©rie ait Ă©tĂ© lancĂ©e il y a Ă peine une dizaine de jours, trois vidĂ©os sont dĂ©jĂ disponibles. En plus d’une capsule hebdomadaire, le site propose chaque semaine une recette originale de Poutine et un conseil de vin pour l’accompagner. Rigolo!
Le Tapis Rose de Catherine, en collaboration avec Radio-Canada, nous prĂ©sente la deuxième partie des entrevues avec les nominĂ©s aux Prix GĂ©meaux dans la catĂ©gorie Nouveaux MĂ©dias. Cette fois-ci, c’est au tour des sĂ©ries humoristiques, dramatiques, de variĂ©tĂ©s ou d’animation de prendre la parole. Michel Beaudet des TĂŞtes Ă claques raflera-t-il le prix pour une deuxième annĂ©e consĂ©cutive? Le gagnant sera dĂ©voilĂ© ce dimanche. Mais peu importe qui l’emporte, une chose est sĂ»re. Comme le dit si bien Geneviève Lefebvre, scĂ©nariste et rĂ©alisatrice de Chez Jules, la webtĂ©lĂ©, c’est pas pour les moumounes!

Après le concours de la CSN plus tĂ´t cette semaine, c’est au tour de la SFPQ (le syndicat de la fonction publique du QuĂ©bec) de prendre le virage webtĂ©lĂ©. Le projet, nommĂ© Complexe-citĂ©, prĂ©sente dĂ©jĂ deux clips fort rĂ©ussis. Cette nouvelle forme de dĂ©nonciation s’inscrit dans le cadre de la nĂ©gociation avec le gouvernement, lit-on sur le site du syndicat. Elle s’ajoute aux autres moyens mis de l’avant par le SFPQ pour faire connaĂ®tre aux membres et Ă la population les enjeux de la prochaine nĂ©gociation.
Les plus futĂ©s d’entre vous reconnaĂ®tront assurĂ©ment la plume des Crapules. C’est en effet vers Yan ThĂ©riault et son Ă©quipe que la SFPQ s’est tournĂ© pour la rĂ©alisation des capsules. La première, intitulĂ©e la RĂ©gie des bâtisses fait bien sĂ»r rĂ©fĂ©rence Ă la RĂ©gie du bâtiment qui dĂ©frayait dernièrement les manchettes alors que la plus rĂ©cente, L’autoroute en dĂ©route fait plutĂ´t place Ă notre système routier et Ă ses dĂ©boires. Place Ă la rigolade.
